L’incertitude chez les banques après l’annonce du Brexit

Le Brexit pose de nombreux problèmes du côté des banques. L’industrie financière disposerait notamment de seulement 11 mois pour se préparer à faire face au Brexit. C’est également le temps qu’il leur reste pour aider leurs clients européens. Pendant la période de négociations, il ne serait pas étonnant que Londres face en sorte d’assouplir ces règles concernant l’industrie des banques.

Le Brexit pour les banques

La City est dans une phase sombre après l’annonce du Brexit. Le secteur bancaire se situe pour le moment dans une période de transition. Il dispose de 11 mois pour servir sa clientèle, et pour réagir face aux changements qu’implique le Brexit sur l’industrie financière. Pour le moment, les banques européennes sont encore disponibles sur le marché britannique, mais cela pourrait ne pas durer.

Bien que la sortie de l’Union Européenne ait été annoncée, les banques en savent encore peu concernant les conditions de sortie du Royaume-Unis. Elles ne savent donc pas encore sur quel pied danser, et quels seront les changements qu’elles devront mettre en place. Ainsi, cela explique le calme relatif qui règne sur la City. Comme l’explique Bruno de Saint-Florent, associé chez Olivier Wyman, « Il y a peu d’agitation justement parce que l’inconnue reste entière. Le Royaume-Uni va bien sortir de l’Union européenne, mais en réalité, à ce stade, cela ne veut pas dire grand-chose ».

Concernant le rôle de la France, rien n’est encore fait. On parle pour le moment seulement de Bank of America, qui témoigne du transfert de 300 personnes à Paris. JP Morgan annonce également souhaiter augmenter ses effectifs à paris, de 25%. La banque se lance même dans l’acquisition d’un bâtiment, qui pourrait lui permettre d’élargir ses effectifs à Paris.

De son côté, la Banque centrale européenne met en garde les banques concernant le Brexit. Elle les encourage à accélérer leur mutation, pour ne pas retarder les transferts de clients et d’actifs une fois ces 11 mois passés.

Le Brexit et les banques.

Cette transition est-elle amenée à durer ?

Comme nous le disions, la période de transition pour le secteur des banques est de 11 mois, pour autant, serait-il possible que cette période se poursuive sur un délais plus long ? Il est pour le moment encore impossible de le savoir. L’avis de Nicolas Véron, chercheur au Peterson Institute en témoigne : « Pour l’heure, il n’est pas question pour les Britanniques de demander une extension. Mais on a vu plusieurs fois en 2019 que dès qu’une échéance se rapproche, le Royaume-Uni oublie ses précédentes lignes rouges. »

Pour autant, le Royaume Unis ainsi que l’Union européenne doivent encore mener de nombreuses discussions, dans le but de savoir ce qu’il deviendra de ces services financiers, qui devraient faire partie du parquet global de ces négociations. Pour garder un accès aux marchés européens, la City pourrait avoir besoin d’ouvrir ses zones de pêches, comme le soumet l’Irlande.

Ainsi, rien n’est encore fait, c’est pourquoi les banques font encore preuve d’indécision dans leurs actions.

Quelles décisions pourrait prendre le Royaume-Unis en terme de finance ?

Il est donc pour le moment difficile de deviner ce que deviendra la finance au Royaume-Unis. Le pays pourrait être tenté de développer un système avantageux, pour attirer les nombreux investisseurs européens.

Pour autant, pendant ces négociations, chacun tente de tirer son avantage du jeu. Les anglais et les européens bénéficient chacun d’avantages, et de points qui peuvent leur permettre d’avancer leurs atouts. Pour le Royaume-Unis, il s’agit des licences qui pourraient permettre aux européens de continuer leur exercice dans le pays. La situation s’inverse concernant les banques de Londres qui souhaitent opérer dans la zone euro. Tout reste encore à faire concernant les décisions relevant du Brexit, comme l’explique Les Echos.

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