Le patron de la Société Générale affirme que la banque pourrait fusionner avec d’autres banques

Les taux bas que l’on connait de nos jours ne jouent pas en la faveur des banques, et certaines de ces dernières pourraient faire le choix de différentes alternatives pour maintenir leur importance, et surtout pour éviter la faillite. En effet, certaines banques s’avèrent être en danger face aux changements de notre économie, et c’est pour cela que le patron de la Société Générale n’hésite plus à affirmer que sa banque pourrait être prête à fusionner avec d’autres banques.

Quels sont les risques pour les banques aujourd’hui, et pourquoi la Société Générale pourrait-elle fusionner ?

Cette réaction est liée aux risques que les banques peuvent connaitre aujourd’hui. En effet, avec des taux de plus en plus bas, les faillites sont de plus en plus à craindre pour certaines banques, qui réfléchissent donc à un plan d’action pour se tirer d’affaire.

Le secteur bancaire est dans une phase qui n’est pas bénéfique aux banques, et certaines se préparent à réagir dès maintenant. De plus en plus de pays sont en instabilité politique et économique, et même la France connait des problèmes sociaux importants, qui pourraient mener à cette crise financière tant redoutée. L’étude du cabinet McKinsey affirme même qu’en cas de crise, un tiers des banques mondiales pourraient faire faillite, dont certaines se trouvent en Europe.

Face à cette réalité inquiétante, les acteurs de l’économie font leur possible pour trouver des solutions rapides et efficaces. L’alliance entre banques et la fusion pourrait être l’une de ces solutions, privilégiée par Frédéric Oudéa. Le directeur général de la Société Générale n’a pas peur du changement, et il se confiait à ce sujet dans le Financial Times.

Désir de fusionner de la Société Générale.

Quel serait l’intérêt pour la Société Générale de fusionner avec une autre banque ?

La Société Générale n’a pas peur de se démarquer des autres banques en abordant le sujet de la fusion. Frédéric Oudéa déclare souhaiter « saisir l’opportunité » pour tenter sa chance.

Comme nous avons pu le voir, le secteur est fragilisé, et bien que cette crise puisse donner lieu à de graves conséquences, c’est aussi un moment idéal pour investir, de part une baisse de plus en plus importante des taux réalisés.

Cette alliance pourrait permettre de sauver les banques qui peinent le plus dans cette crise, tout en permettant d’agrandir les banques qui elles bénéficient de meilleurs résultats.

Concernant l’union de la Société Générale, il ne fait pas de doute que Frédéric Oudéa souhaiterait s’associer avec la banque italienne dirigée par son ami, Jean-Pierre Mustier. Pour autant, ce n’est pas forcément le choix le plus judicieux en ce qui concerne la Société Générale.

En effet, les banques italiennes sont aujourd’hui mises à mal, et beaucoup d’entre elles peinent à s’en sortir. C’est donc un risque pour la banque française, qui pourrait ne pas lui réussir. Comme nous avons pu le voir cependant, son patron n’a pas froid aux yeux, et il est prêt à profiter de cette opportunité pour tenter de développer sa banque.

Du côté de la banque Italienne UniCredit, le choix est tout autre. En effet, plutôt que d’opter pour cette union, son patron a fait le choix d’une restructuration complète. La porte reste pourtant ouverte pour la Société Générale, qui reste sur son idée de la fusion comme en témoigne son directeur général !

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Une union pour former une grande banque européenne

Ces fusions de banques européennes pourraient avoir un impact important sur le plan international. Bien que l’Europe compte de nombreuses banques, aucune de ces banques ne peut rivaliser avec les géants américains, tels que JPMorgan. A elle-même, la banque américaine est 16 fois plus importante que la société générale.

Une alliance entre différentes banques européennes pourrait donc donner lieu à une fusion qui permette de concurrencer le poids de ces banques américaines. Tout laisse à croire qu’un champion européen pourrait naitre dans les prochaines années à venir.

Désir de fusionner.

D’autres banques affirment d’ailleurs souhaiter suivre l’initiative de la Société Générale. Commerzbank, ING ou UBS font partie de ces banques qui cherchent à s’associer, pour étendre leur emprise.

Les banques européennes sont plus frileuses que leurs concurrentes américaines, ce qui peut expliquer leur écart de poids sur la balance. Aujourd’hui, il est temps pour ces banques de faire face, et de montrer la voie pour que l’Europe ne soit pas en reste face à ses concurrents.

Reste des barrières au désir de fusionner de la Société Générale

Bien que le principe de la fusion de la Société Générale avec d’autres banques puisse être intéressant, certaines barrières restent présentes. Aujourd’hui, de nombreux points pourraient compliquer ces fusions, qu’il faudra tout d’abord éclaircir avant que les grandes banques européennes puissent s’associer librement.

Tout d’abord sur le plan réglementaire, les banques peuvent subir un refus de fusionner de la part de certains pays. Cette alliance pourrait faire effet de concurrence déloyale face à de petites banques, qui ne pourront plus suivre la cadence et devront déclarer faillite.

De plus, tout l’enjeu pour les banques qui souhaitent s’associer est de trouver la banque idéale pour le faire. Comme c’est le cas de la banque italienne dont nous vous parlions plus tôt, de nombreuses banques sont aujourd’hui en danger. Des banques plus importantes pourraient bien évidemment les prendre sous leurs ailes pour leur faire bénéficier de leurs capitaux, mais ces dernières ne devront pas couler en tentant de s’agrandir !

Pour autant, c’est un risque que la Société Générale est prête à prendre. Comme le répète son patron, il est temps d’améliorer les banques européennes, si nous souhaitons un jour développer un grand groupe européen. Cette course pourrait séduire de nombreuses banques !

Bien que la Société Générale souffre d’une capitalisation qui diminue d’année en année, elle se tient donc en pionnière dans son envie de fusion. Quels seraient les aboutissements de cette union ? Et avec quelle banque pourrait-elle se faire ?

Pour découvrir les réponses à ces questions, vous devrez suivre de plus près l’actualité de la banque Française ! Nous ne sommes pas à l’abris de surprises de la part de Frédéric Oudéa, et de son ambition sans réserves.

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