Miner de la cryptomonnaie en pédalant sera possible dès l’automne 2018

Qui a dit qu’il était impossible d’être sportif et geek à la fois ? A l’heure où les cryptomonnaies occupent une place importante sur les marchés financiers parallèles, 50cycles a annoncé en juin la commercialisation prochaine d’un vélo électrique révolutionnaire. Toba, c’est son nom, vous permettra de miner de la cryptomonnaie tout en pédalant. Le cycliste accumulera des LoyalCoins (LYL) pour chaque kilomètre parcouru. Il pourra ensuite vendre ou utiliser ses LoyalCoins via le programme de fidélisation global développé par la firme du même nom.

De qui parle-t-on ?

50cycles est une entreprise anglaise spécialisée dans le vélo électrique depuis 2003. L’entreprise vend au détail ses propres modèles mais également bon nombre de marques réputées. Elle se présente comme un des leaders sur le marché du vélo électrique. Son PDG, Scott Snaith, a fait une intrusion impromptue dans le petit monde des cryptomonnaies en annonçant avec fracas son partenariat prochain avec LoyalCoin.

Créée en 2013, LoyalCoin quant à elle est une entreprise d’origine philippine. Celle-ci a pour ambition de centraliser les programmes de fidélisation dont bénéficient les individus et d’éviter ainsi la surmultiplication d’affiliations.

Encore peu connue sur le continent européen, LoyalCoin est leader sur le marché de centralisation des programmes de fidélité. Ce service offre l’avantage d’éviter la perte des points de fidélité accumulés et d’optimiser leur utilisation. En outre, LoyalCoin dispose, via cette centralisation, d’une formidable base de donnée des comportements des consommateurs qui a un grand intérêt pour les experts marketing.

LoyalCoin a déjà établi un grand nombre de partenariats avec des marques aussi connues que Starbucks et Havaianas. L’entreprise ne cache pas ses ambitions expansionnistes. Via son application, les utilisateurs peuvent échanger leurs LoyalCoins contre des avantages chez les affiliés du réseau. Les LoyalCoins s’échangent également contre d’autres cryptomonnaies telles le fameux Bitcoin.

Miner en pédalant, ça marche comment ?

Le principe est simple comme bonjour : le cycliste recevra un certain nombre de LoyalCoins à chaque fois qu’il aura parcouru 1000 miles ou l’équivalent en kilomètres. On parle actuellement d’environ 15 euros pour 1000 kilomètres. La conversion exacte n’est pas encore connue et devra être précisée. Ce montant sera bien évidemment dépendant du cours du LoyalCoin.

50cycles affirme que les utilisateurs seront littéralement en train de miner de la cryptomonnaie à chaque coup de pédale. En théorie, l’idée d’utiliser l’électricité produite en pédalant pour miner les cryptomonnaies a de quoi séduire les plus écolos d’entre nous. On connait la problématique énergivore des cryptomonnaies. En réalité, ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. En effet, l’attribution et le calcul se feraient via une application et, d’après nos recherches, il n’y aura pas de correlation directe entre électricité produite en pédalant et LoyalCoins accumulés. Les détails concrets doivent cependant encore être précisés dans les prochaines semaines. Pour les moins avertis, on dira que chaque coup de pédale générera des points de fidélité. Au final, ce n’est pas plus compliqué que cela.

Le cycliste mineur, c’est pour quand ?

Annoncé en juin 2018, le partenariat entre 50cycles et LoyalCoin devrait prendre effet dès l’automne. La société anglaise ne cache pas ses ambitions d’avoir à terme sa propre cryptomonnaie. Cela nous semble peu opportun. En effet, la surmultiplication récente des cryptomonnaies et jetons en tous genres rend le marché balbutiant encore plus complexe à appréhender pour le commun des mortels. D’après les communiqués de presse, il sera également possible d’acheter le Toba en utilisant de la cryptomonnaie. Son prix sera relativement élevé, autour de 2500 euros.

Ça mérite un buzz ?

Certes, l’idée est alléchante mais ne s’agit-il pas au final d’une magnifique promotion du vélo Toba ? L’avenir nous dira si la perspective de miner une cryptomonnaie en pédalant donnera réellement l’envie à certains de privilégier le vélo électrique par rapport à un autre moyen de transport.

Personnellement, j’ai plutôt l’impression de découvrir la version 2.0 des bonnes vieilles cartes essence ou des cartes miles des consortiums de compagnies aériennes. Celles-ci offrent également toute une série d’avantages avec un système de points accumulés. En l’absence de plus de précisions quant à la mise en œuvre, nous attendrons l’automne avec impatience afin de voir par nous-même ce que le vélo Toba nous réserve.

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